
En ce dimanche, notre visite de ferme de raisins de table ayant été annulée, nous en profitons pour recharger nos batteries pour les journées à venir. Déjà plus de la moitié du périple de fait. Nous aurons un blog résumant la gestion de l'eau et de l'environnement sur les fermes visitées jusqu'à maintenant, dès que les bloggeurs auront terminé leur travail.
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La visite que nous avions à l’horaire en après-midi, s’est malheureusement vue annulée en raison de la présente sécheresse en Californie. En effet, le producteur en question, était débordé par sa gestion de sa production de raisin de table et par ce fait, n’avait nullement le temps de nous recevoir. Nous étions tous grandement déçus mais nous n’avions pas l’intention de nous laisser abattre par cette triste nouvelle. En ce sens, nous avons su nous réorganiser pour bien remplir la journée. Nous avons donc débuté une grande discussion de groupe sur deux thèmes très importants dans cet État, c'est-à-dire la préservation de l’environnement de même que la gestion de l’eau.
La préservation de l’environnement
Suites à nos observations et nombreuses discussions avec les producteurs locaux, nous avons tous été stupéfaits par la gestion des fumiers des entreprises ayant une productions animales. En effet, il faut savoir qu’il y a beaucoup moins de normes et de restriction par rapport aux moyens d’entreposage et d’épandage. Par exemple, au niveau des systèmes d’entreposage de fumier, il faut noter que leurs installations, pour la plupart des fosses de type ’’lagune’’ ne sont pas étanches et peuvent avoir dans les environs de 15% d’argile comme type de sol. Ce qui n’est aucunement le cas au Québec. Nous sommes tous d’accord que cette façon de faire n’est pas très respectueuse pour l’environnement. De plus, il n’y a aucune structure de béton pour retenir les eaux usées des parcs d’engraissement du bétail. Nous pouvions même observer que ces eaux, lors des pluies, s’échappent des installations vers les routes et les bordures de champs. Bref, nous sommes d’avis qu’il y aurait de grandes améliorations possibles pour améliorer la gestion des fumiers des producteurs bovins au niveau de l’entreposage. En outre, concernant les épandages, il faut savoir qu’il est possible en Californie d’épandre le lisier à l’aide de systèmes d’irrigation. Comparativement au Québec, où cette technique n’est nullement permise.
Concernant les cultures, nous avons remarqué que dans tous les productions fruitières, la majorité des producteurs n’utilisaient pas de plante de couverture entre les rangs d’arbre. Ce qui favoriserait l’érosion éolienne en début de croissance des arbres et hydriques en tout temps. Une fois les arbres développés, nous pouvons estimer que cette érosion serait réduite significativement puisque les arbres sont un bon moyen pour réduire la vitesse du vent.
Au sujet des certifications biologique, la majorité des producteurs se disent « biologiques » ou encore en voit de l’être, mais ne sont nullement assujetti aux mêmes normes que les agriculteurs québécois. Telle que cité dans le premier paragraphe, la gestion des fumiers n’est aucunement règlementé sévèrement.
La gestion de l’eau
Nous nous devons de vous rappeler que la Californie est, en ce moment, dans une période critique puisque les producteurs vivent leurs plus grosse sécheresse depuis les dernières années. En ce sens, l’irrigation est primordiale, mais ce n’est pas toutes les cultures qui peuvent en profiter. En effet, le manque d’eau engendre de fortes discussions au sein des dirigeants de l’agriculture. Face à ce manque, les dirigeants pensent à l’éventuelle hiérarchisation de la distribution de l’eau en fonction de l’importance vitale des éléments nécessaires à la vie comme les tomates, la laitue etc. À cet égard, les cultures comme les amandes seront défavorisées.
Un producteur nous a même révélé qu’il lui en coûtait 150 $ pour irriguer l’ensemble de ses superficies qui comptait un total de 2000 acres. Pourtant, ce chiffre nous semble utopique , , puisque l’État fait face à un extrême manque d’eau depuis plusieurs mois causé par de faibles précipitations en montagne. Donc, le manque d’eau dû à la faible fonte des neiges cause une diminution du niveau de la nappe phréatique et contribue ainsi à la difficulté d’irriguer les terres. Ce qui par conséquent entraîne d’importantes charges de creusage de puits et de pompage d’eau. Comme nous l’a mentionné Monsieur Pat Maddox, il faut parfois creuser jusqu’à 1000 pieds pour rejoindre la nappe phréatique. Pour ce fixer une idée, un puits de 200 pieds de profondeur coûte environ 80 000 $ tandis qu’un puits de 1000 pieds a un coût d’environ 300 000 $.
La technique la plus utilisée pour obtenir de l’eau sont les canaux d’irrigation qui sont présentement à un niveau faible. Comme mentionnée auparavant, ces canaux sont fournit par l’eau des montagnes ainsi que les puits souterrains.
Sébastien Forget et Alex Brabant